Cybersécurité : les menaces qui ciblent les entreprises et comment s'en protéger
Les cyberattaques n’épargnent personne. PME, ETI, grandes entreprises : toutes sont des cibles potentielles. Avec la digitalisation croissante des activités, la surface d’attaque ne cesse de s’étendre.
Un panorama des menaces en constante évolution
Les ransomwares restent la menace n°1
Ces logiciels malveillants qui chiffrent les données et exigent une rançon continuent de faire des ravages. Les attaquants ciblent désormais les sauvegardes pour maximiser la pression sur leurs victimes.
Le coût moyen d’une attaque par ransomware dépasse les 200 000 euros pour une PME, en comptant l’arrêt d’activité, la remédiation et les éventuelles pertes de données.
Le phishing se sophistique
Les emails frauduleux sont de plus en plus difficiles à détecter. L’IA permet aux attaquants de personnaliser leurs messages et de simuler parfaitement l’identité d’un collaborateur ou d’un partenaire.
Le spear phishing — ciblant une personne spécifique avec des informations personnalisées — représente désormais la majorité des attaques réussies.
Les attaques sur la supply chain
Pourquoi attaquer une entreprise directement quand on peut passer par ses fournisseurs ? Les attaques via la chaîne d’approvisionnement logicielle se multiplient et sont particulièrement difficiles à détecter.
Les fondamentaux de la protection
La sensibilisation des collaborateurs
90% des incidents de sécurité impliquent une erreur humaine. Former les équipes à reconnaître les tentatives de phishing et à adopter les bons réflexes est la première ligne de défense.
Cette formation doit être continue et incluant des simulations régulières pour tester la vigilance des équipes.
L’authentification renforcée
Le mot de passe seul ne suffit plus. L’authentification multifacteur (MFA) doit être déployée sur tous les accès critiques : messagerie, applications métiers, accès distants.
Les solutions passwordless — basées sur la biométrie ou des clés physiques — commencent à se démocratiser.
La sauvegarde : le filet de sécurité
Des sauvegardes régulières, testées, et isolées du réseau principal sont la meilleure assurance contre les ransomwares. La règle 3-2-1 reste d’actualité : 3 copies, 2 supports différents, 1 hors site.
La mise à jour systématique
Les vulnérabilités connues sont la porte d’entrée privilégiée des attaquants. Un processus de mise à jour rigoureux — systèmes d’exploitation, applications, équipements réseau — est indispensable.
Au-delà des fondamentaux
Le Zero Trust
Le modèle Zero Trust part du principe qu’aucun utilisateur ni aucun appareil ne doit être automatiquement considéré comme fiable. Chaque accès est vérifié, quelle que soit la localisation.
Cette approche est particulièrement pertinente avec la généralisation du travail hybride.
La détection et réponse
Prévenir ne suffit pas : il faut aussi être capable de détecter rapidement une intrusion et d’y répondre efficacement. Les solutions EDR (Endpoint Detection and Response) surveillent en permanence les postes de travail et serveurs.
L’assurance cyber
Face à l’augmentation des risques, l’assurance cyber devient un complément indispensable. Elle couvre les frais de remédiation, la perte d’exploitation, et parfois la rançon elle-même (sujet controversé).
Construire une culture de la sécurité
La cybersécurité n’est pas qu’une affaire de technologie. C’est avant tout une question de culture d’entreprise. Les organisations résilientes sont celles où chaque collaborateur se sent responsable de la sécurité.
Cela passe par :
- Une communication régulière sur les menaces et bonnes pratiques
- Une politique claire et applicable par tous
- Un signalement facilité des incidents suspects
- Une direction impliquée et exemplaire
La question n’est plus de savoir si vous serez attaqué, mais quand. La préparation fait toute la différence.